« Les jeunes retraités ont aussi leur place au sein de nos fédérations », assure le directeur de la Fédération des aînées et aînés du Canada (FAAFC), Jean-Luc Racine. Pour en souligner l'importance et donner des pistes de recrutement, il est d’ailleurs venu animer un atelier le 23 mars à Winnipeg pour les membres de la FAFM.
Au Canada, très peu de jeunes retraités deviennent membres de fédérations d’aînés. « Pourtant, toutes les personnes âgées de 50 ans et plus peuvent faire partie de nos fédérations », rappelle Jean-Luc Racine.
Le directeur de la FAAFC trouve pourtant que cette réticence peut s'expliquer. « C'est souvent le type d'activités proposées qui ne répond pas au besoin de ces personnes », précise-t-il. Ces personnes, dont l'âge varie entre 50 et 60 ans, gagneraient pourtant à rejoindre des clubs. « Mais ils ne veulent pas être vus comme de vieilles personnes, souligne Jean-Luc Racine. Quand vous leur posez la question, ils disent souvent qu'ils ne veulent pas jouer aux cartes. Ils veulent participer à des activités plus énergiques.
« C'est normal que le besoin soit différent d'un âge à un autre, poursuit-il. Il faut répondre à leurs besoins. Si nous voulons avoir avec nous cette catégorie de retraités, il faut absolument penser à des activités parallèles pour des membres de la même catégorie et non chercher à les intégrer dans les clubs déjà existants. »
Jean-Luc Racine reste convaincu que le recrutement des jeunes retraités est un gros défi. Pour preuve, la création du club de jeunes retraités francophones à Ottawa, Retraite en action. « Cet organisme a été créé en 1997 avec quatre membres, mais en compte aujourd’hui près de 1 200 », se réjouit Jean-Luc Racine.
Le succès de Retraite en action est essentiellement dû aux activités proposées. Le groupe offre en effet une gamme variée d'activités sociales, de voyages à l'étranger, d’activités socioculturelles et bien d'autres. « Ce sont des activités qui peuvent regrouper une gamme variée de personnes et qui peuvent procurer beaucoup de joie! » confie Jean-Luc Racine. Il conseille à la FAFM de penser à des activités de plein air, mais aussi informatiques, car , « les jeunes retraités aiment bien passer du temps sur les médias sociaux.
« Une chose est certaine, participer à des activités de groupe permet d'avoir une retraite heureuse, renchérit Jean-Luc Racine. C'est vital! »

« Plusieurs aînés sont victimes d'actes criminels comme l'intimidation, l'exploitation financière, la fraude et la négligence », affirme la coordonnatrice de la semaine de sensibilisation, Lina Le Gal.
En effet, selon les statistiques, 4 à 10 % des aînés canadiens seraient victimes de maltraitance. Et pourtant, la plupart d'entre eux ne le déclarent pas. Dans le cadre de la semaine nationale de sensibilisation aux victimes d'actes criminels, du 22 au 28 avril, la FAFM invite les aînés à le faire. « C'est très important de ne pas rester silencieux », souligne la secrétaire de la FAFM, Diane Fontaine.
L'année dernière, ensemble avec le coordonnateur du Conseil des francophones 55+, Clément Perreault, elle a animé sept ateliers de formation sur l'exploitation financière et la fraude chez les aînés. Le but était de leur donner les conseils nécessaires pour éviter d'être des victimes. Ces formations ont eu beaucoup de succès. En moyenne 30 personnes étaient présentes à chaque séance. « C'est important de savoir quoi faire, insiste Diane Fontaine. Ces ateliers ont beaucoup aidé ceux qui les ont suivi ». Elle ajoute comme conseil qu'il faut « savoir dire non à certaines offres ou demandes, ne pas donner n'importe comment les numéros de cartes de crédits au téléphone ».
Pour plus d'informations, la FAFM invite ses membres et tous les aînés à visiter les sites :
http://www.radio-canada.ca/manitoba/.


« Faire du bénévolat, c'est pour nous toute une opportunité », affirme le bénévole de la FAFM, Claude Lussier. En effet, avec son épouse Pauline Lussier, ils font du bénévolat pour la FAFM depuis qu'ils se sont installés à Winnipeg en 2005. « On cherchait des activités à faire qui nous permettraient de socialiser, se rappelle-t-il. Quand on a été voir ce que la FAFM offrait comme activités, on n'a même pas hésité ».
Ces activités bénévoles leur ont d’ailleurs apporté beaucoup de joie depuis qu'ils ont commencé. « On s’est aussi fait beaucoup d'amis », souligne-t-il.
Le couple est ainsi devenu membre de la Fédération et y consacre « pas moins de 250 heures de bénévolat par année, souligne Claude Lussier. J'aime vraiment faire ça! ». L'automne dernier, Claude et Pauline Lussier ont par exemple donné de leur temps pour l'organisation du Théâtre l'air du temps, mais aussi dans le cadre de la Journée internationale des aînés qui a eu lieu le 1er octobre dernier au Centre des Congrès. Bien d'autres activités ont bénéficié de leur participation active. D'ailleurs, le couple n'est pas encore prêt d'arrêter. « On va continuer encore pour les prochaines années, tant qu'on ne sera pas trop vieux pour aider », conclut-il.

« Au sein du Club ARAC, on est comme dans une grande famille », affirme avec enthousiasme la présidente de l'Association des résidents de l'Accueil colombien, Carmen La Roche.
Ce club d’aînés existe depuis 1984 et s'est donné pour vocation d'apporter aux résidents de l'Accueil colombien une meilleure qualité de vie. « C'est tellement important de pouvoir être épanouis, quel que soit son âge, souligne Carmen La Roche. Alors, on organise des activités pour continuer à avoir du plaisir ».
La santé, la spiritualité, l'aspect social et culturel sont les quatre volets des activités organisées par ce club. « Par exemple, deux fois par semaine quand il fait beau, on se regroupe et on va marcher ensemble, se réjouit Carmen La Roche. Ça répond à un besoin d'exercice et à un besoin social ».
À différentes occasions, des spectacles sont aussi organisés pour égayer les membres. Et, à l’occasion, les femmes jouent même le rôle de mannequins. « Parfois il y a un styliste qui vient avec ses modèles, et les femmes font un défilé de mode. Les hommes aiment bien voir ça! », dit la présidente en riant.
Carmen La Roche mentionne aussi les nombreux avantages à être membre du club ARAC. Par exemple, les membres bénéficient d’une réduction pour être membre de la FAFM et pour participer aux multiples activités de l'organisme. Aussi, il y a une réduction de 10 % sur l’abonnement au journal La Liberté. « Ça vaut vraiment la peine! », conclut Carmen La Roche.